Ultimi arrivi

La méconnaissance de l'Orient, sur laquelle les censeurs de l'orientalisme insistent lourdement aujourd'hui, est-elle si flagrante ? Quelles sont les assises, les expressions, les répercussions du savoir occidental ? Pourquoi et comment s'est-il construit et prolongé à travers le temps ? Les auteurs proposent une phénoménologie des appréhensions réciproques, grâce à une observation plus aiguë des regards et contre-regards, à une relecture des traces écrites et plastiques, à une révision des attitudes et des comportements, au sein de deux mondes entrés dans un jeu de rôles et d'influences difficiles à démêler. Ils ont ainsi repéré les moments privilégiés de la constitution heurtée du savoir touchant les sociétés orientales en partant du cas égyptien. Ils ont répertorié les transitions (ou les divergences) entre les récits de voyage et les descriptions ethnographiques, puis les premières tentatives d'enquêtes administratives et de décomptes statistiques. De la même manière, ils ont relevé les écarts entre : d'une part les récits relevant de projets politiques de discours de propagande, d'idéologies d'inspiration religieuse et des stratégies nationales, et d'autre part les efforts d'observation et de description, dont le but n'était point pour le savant de réduire l'étranger à ses propres mesures mais de le saisir dans toutes ses dimensions particulières. Le premier volume s'attache plus particulièrement aux " configurations ", à la construction de l'image orientale, telle que l'a composée l'Occident à ses débuts, aux étapes d'une découverte à travers les récits des voyageurs et aux " points de contact et aires d'influence ", entre Orient et Occident, par le biais de l'esthétique, de l'art, de l'architecture
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